la belle vie.

08 décembre 2011

Pierre Farel.

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C'est le peintre des ambiances nocturnes et festives, un univers débordant de sensualité.
Il semble avoir suspendu le temps sur des figures élégantes aux silhouettes affinées.
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Des icônes aux masques anonymes ...comme pour mieux nous séduire et mettre en éveil notre concupiscence.
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07 novembre 2011

Titien: l'amour sacré, l'amour profane.

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Celle-ci à gauche de la toile incarne  l’amour profane somptueusement vêtue, elle représente la tentation suprême, le désir.

A droite, elle incarne l’amour sacré, la chair majestueuse mais sacrée, celle de la mère.

Au plan du fond, apparait l’enfant, il incarne l’amour.

Le sentiment amoureux, le vrai,n’est ni profane, ni sacré mais un malicieux compromis des deux, la quête éternelle de l’homme, n’est-elle pas de trouver en la femme, la mère et l’amante idéale….tel est mon sentiment face à cette toile de Titien.

Le singe!

 

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Splendeur Art Déco.

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Un univers peuplé  d’icônes de la belle époque aux allures grimées, magnifiées, aux lèvres sensuelles et aux regards interrogateurs, Lempicka, la figure majeure de la figuration féminine !

le singe!

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Catherine Abel.

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Elle cultive une fascination pour le style Art-déco et le glamour des actrices de l'âge d'or, on reste contemplatif devant un si bel hommage à la grâce esthétique d’une époque révolue.
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05 novembre 2011

Le château (1)

 

 Paul et Virginie: le château (1)

Voilà dix ans que Paul a rencontré Virginie, le coup de foudre fut immédiat, captivé voir envouté par cette jeune fille brune aux cheveux attachés, qui laissaient apparaitre une jolie nuque frêle et élancée. Virginie est fine et joyeuse et cette allégresse rayonne sur tous ceux qui l’approchent ! Ce beau jour de 199O, Paul l’a désire secrètement pour femme, pour amie, pour amante !
Après quelques échanges maladroits, de regards croisés qui se cherchent et se fuient, nait une émotion,……l’émotion d’une rencontre.

Un enfant et quelques années plus tard, le temps assassin eut raison de cette passion pour laisser place à une vie confortable et heureuse, mais aussi palpitante qu’une lecture de l’annuaire par un dimanche de pluie!
Ce soir là, Virginie est d’humeur malicieuse, c’est la date anniversaire de leur rencontre et elle est bien décidée à surprendre Paul par quelques initiatives aussi audacieuses que courageuses.

Elle a enfin cédé aux attentes de Paul et a réservé une table au château des lys, un restaurant gastronomique réputé pour sa convivialité.
A cet effet, elle s’est grimée, parfumée et a revêtu sa plus jolie petite robe, ainsi vêtue, nul doute que Paul ne saurait lui résister bien longtemps.

Il est 23 heures, le taxi dépose les deux tourtereaux devant la porte monumentale du 31 rue Marcadet, le cœur battant comme un tambour, Paul se décide à sonner, la porte s’ouvre, laissant place à un décoration chaude, rehaussée d’étoffes nobles dominées de rouge, un décor digne des bordels de la belle époque.

Quelques couples élégamment vêtus se tiennent devant le bar et échangent quelques sourires appuyés sur le passage de Virginie, elle est resplendissante ce soir et sa timidité accentue l’attraction qu’elle exerce sur les hommes présents.

Un couple engage la conversation, bien campée sur son tabouret, Virginie n’ose plus bouger serrant fortement la main de Paul, ce dernier ne manque pas de l’embrasser pour la rassurer.

Après quelques coupes, rires et facéties partagés, les corps se détendent, les doigts se frôlent, les mains se cherchent.

Surprise dans un premier temps par cette main audacieuse posée sur sa jambe, Virginie acquiesce d’un léger sourire, l’homme continue donc son ascension sur cette peau douce pour atteindre le délicat tissu déjà humide de sa petite culotte.

Virginie lui répond d’un léger baiser, courtisée et flattée, cette approche nouvelle de l’amour la trouble et lui fait peur, « Paul l’aimera t-il toujours autant après s’être abandonnée à un autre homme, c'est ce qu'il désire et lui a promis mais...... ? »

Virginie prétextant l’heure tardive, susurre à Paul qu’elle le désire et qu’elle souhaite rentrer sans dîner!
le singe!

 

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04 octobre 2011

Expo d'Olivia.

Mon amie Olivia expose du 8 eu 16 octobre à Église Saint-Martin, Limeil-Brévannes...nous vous attendons nombreuses et nombreux le 8 à l'occasion de ce vernissage! Renseignements complémentaires par mp.

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Un univers sorti tout droit des songes, burlesque,tendre et délicat.....le miroir d'Olivia!

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01 juillet 2011

Analyse de "La puberté proche ou les Pléiades" (Max Ernst)

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Le personnage central est une femme nue en suspension     sur un fond bleu. Une très jeune femme sans   visage…anonyme donc. Son pied gauche est habillé d’une socquette (comme une petite fille) évoquant « la puberté proche », sa jambe droite porte un bas… Une jeune fille en suspension entre sa puberté nouvelle, et son destin de femme…

 

A l’origine il s’agit d’une femme nue sur un divan, mais Ernst, au découpage, escamote son visage, ne laissant que la chevelure, et fait passer le personnage de l’horizontale à la verticale.

 

Le titre « Les Pléiades » suggère une constellation d’étoiles.

 

La poésie écrite au bas du tableau de la main du peintre, semble une dédicace, un message laissé à celui qui contemple et s’interroge :

 

« La puberté proche n’a pas encore enlevé la grâce tenue de nos pléiades

   Le regard de nos yeux pleins d’ombre est dirigé vers le pavé qui va tomber

   La gravitation des ondulations n’existe pas encore. »

 

« Le pavé qui va tomber » en bas à gauche de la composition, évoque la force de gravité qui s’oppose à l’élévation des astres. Ernst glisse du phénomène physique exercé par la terre, à une attraction d’un autre ordre, exercée par le corps féminin : la force du désir.

 

Le fond bleu figure le ciel, tandis que les effilochements argentés, placés en haut du tableau, font penser à des ailes. Cependant, l’essentiel n’est pas de chercher le sens des symboles  ici et là, mais plutôt de se laisser envahir par cette sensation de sérénité rare qui se dégage de l’ensemble : dans l’harmonie chromatique de l’étendue bleu pâle et du jaune sable on perçoit les « ondulations » de la mer, et les vagues d’un ciel en train de devenir, par ce mouvement, une mer : le violet, l’indigo, l’outremer étant animés par un même rythme de flux et de reflux.  

 

Dans le texte énigmatique, le mot « grâce » pourrait à lui seul qualifier ce collage. L’artiste nous invite à nous rallier à la beauté lumineuse et le désir, autre force d’attraction plus sublime et subversive… Mais il se peut que nos « yeux pleins d’ombre » ne puissent pas voir la beauté, attirés par  le point de chute du tableau (le pavé qui tombe) encore plus que par la grâce de la femme-astre en état d’apesanteur.

 

Avec cette œuvre, Max Ernst offre à notre regard surpris une image rayonnante, et à notre esprit incrédule un texte mystérieux qui nourrit l’imaginaire.

 

N.B. : Volontairement j’ai renoncé à interpréter la sphère centrale, (certains voient la représentation du globe terrestre) ainsi que l’élément vermillon (qui n’est, à mon avis, qu’un élément de couleur destiné à ramener le regard au centre du tableau). Comme je le dis précédemment, l’essentiel est l’impression générale. L’art pictural n’a pas de vocation élitiste, et ne s’adresse pas exclusivement aux « intellectuels », le plaisir doit être avant tout purement sensoriel, la peinture se reçoit, avec émerveillement et sans grand questionnement.

 

Source: Eva Baila

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29 juin 2011

Les « Trois Grâces » de Cranach.

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La notice qui accompagne ce tableau nous apprend que, bien que daté de 1531, il est en excellent état. Sur un fond noir ces trois jeunes filles nues sur un sol caillouteux portent des colliers, celle de gauche un voile transparent et celle du milieu un élégant chapeau. Leur nudité indique qu’elles sont exemptes de toute dissimulation. Il nous est aussi expliqué que pour Cranach les trois grâces symbolisaient des vertus : la charité, l’amour et la générosité, le tableau ayant ainsi une dimension moralisante, voire chrétienne. Cela dit je pense que si l’artiste mettait cette symbolique en avant il jouait aussi sur l’attrait érotique de ses représentations dénudées.

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06 juin 2011

Exposition (michel Debray) au château des lumières.

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Quelques amateurs d’art s’étaient donnés rendez-vous ce samedi 4 juin au Château des lumières à l’occasion de l’exposition, le chemin « de croix » des dames par Michel Debray.

Quelques mots sur le lieu de l’expo "le château des lumières" : ancienne  Maison de Maitre transformée en chambres d’hôtes ou le raffinement  domine et tranche avec le caractère  sobre de la demeure, on devine qu’une  femme se cache derrière  cette subtile décoration si bien qu’on aurait pu volontiers l’appeler  le  Château des dames, lieu idéal pour une exposition sur  les avanies faites aux femmes à travers le monde.

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23 mai 2011

Interview de Michel Debray,

 

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Bonjour Michel,

 

-Vous nous présentez 14 tableaux très  expressionnistes, on vous savait fasciné  par l’éternel féminin et on vous découvre féministe, quel a été l’élément déclencheur de la série « le chemin « de croix » des dames ?

  

J'ai toujours été féministe et les commentaires de la récente et médiatique affaire m'encouragent à l'être encore plus ou mieux... C'est à l'occasion des obsèques d'une vieille amie que, regardant le chemin de croix d'une petite église du Santerre en Picardie j'ai décidé de réaliser 14 toiles - ou stations - sur les avanies faites aux femmes. Sur Facebook j'ai fait des propositions de tableaux, de sujets et demandé aux femmes leurs avis. Ainsi ai-je écarté l'accouchement de ce chemin de croix des femmes car elles m'ont majoritairement dit que la mise au monde d'un enfant ne pouvait être classée dans les évènements négatifs... Pour l'anecdote, ma compagne Dany m'ayant demandé comment je voyais un chemin de croix spécifique des hommes, après réflexion je ne voyais qu'un sujet possible : leur bite. Certes la misère, la guerre, la violence touchent les deux sexes mais je pense que les femmes supportent davantage.

 

-Cette série a eu un très bon accueil de la part des médias locaux, sur le Net ainsi que par le public ayant eu la primeur de votre  travail, comment expliquez-vous cet engouement ?

  

Les médias locaux à l'occasion de l'expo au Château des Lumières se font pour le moment discrets et le public aussi d'ailleurs... J'ai testé ces peintures sur le Net et lors d'une expo d'art amateur chez moi, à Ault. C'est une peinture qui tout à la fois touche, émeut, attire et révulse. On est loin des bouquets de roses, des bateaux de pêche et du paysage bucoloque ou de la nature morte classique...

 

 

-Les artistes ont toujours eu pour vocation de montrer à la société ce qu’elle voit pas ou ne veut pas voir, concernant cette série, cette démarche pour vous était-elle  une évidence  dans votre parcours artistique?

  

J'ignore s'il s'agit d'une vocation à proprement parler. C'est vrai que j'ai longtemps pratiqué une peinture expressionniste dite engagée. Puis, n'ayant plus d'images mentales à jeter sur la toile, j'ai renoncé à cette forme-là pour me concentrer sur des nus et des portraits érotiques. Paradoxalement, cette série du Chemin (de croix) des Dames est venue comme une respiration expressionniste  où j'ai pu me faire plaisir techniquement n'étant plus contraint à la ressemblance, à la joliesse...  J'ai retrouvé un bonheur de peindre. Quelqu'un me posait la question : comment peut-on peindre une lapidation ? Une lapidation sur une toile, comme dans toute représentation artistique est d'abord un problème technique, comme n'importe quel autre sujet. Comme toujours, je prévoyais de faire sobre, monocolore et c'est évidemment devenu une imagerie à la Clovis Trouille, une sorte de chromo de baraque foraine. Je revendique un certain mauvais goût. Il fait partie de moi. J'essaie de compenser dans la vie par une sorte d'élégance (provocatrice toujours un peu !) dans les rapports humains et amoureux.

 

-Cette obsession voir  cette monomanie de ne peindre que des femmes, est-ce une thérapie pour vous, une déclaration d’amour  voir la volonté féroce de séduire toujours et encore ?

 

C'est tout cela à la fois, cher ami ! Je dis toujours : sous cette apparence d'Orson Welles se cache une Marilyn fragile. Comme dirait Arno : je me sens un peu gouine et puis la chanson de Renaud : En cloque, m'émeut aux larmes. Bon. Je ne vais pas ici reprendre 4 années de psychanalyse et 2 années de psychothérapie. Ce que je sais c'est que la peinture m'a peut-être sauvé... Maintenant, quand je vois l'incroyable courage des femmes, au quotidien, leur tenacité, leur engagement - j'ai travaillé avec des femmes, je sais qu'elles sont fiables, d'un dévouement à tomber - quand je vois le rôle énorme qu'elles ont dans les activités culturelles où elles représentent plus de 60 % du public, de l'animation, de l'administration, de la gestion, etc. je ne peux qu'être admiratif et je le dis AMOUREUX. Il n'y a pas un festival, une expo, un musée, un spectacle qui ne doivent son succès, sa renommée aux femmes. Elles sont essentielles à la vie culturelle et à la VIE tout court. Les peuples qui condamnent les femmes se condamnent nécessairement à l'autodestruction. On va s'apercevoir du rôle des femmes dans les révolutions "arabes" présentes et à venir.

 

-Qu’aimeriez-vous que l’on retienne de votre œuvre et de  l’homme en particulier ?

 

On retiendra ce que l'on voudra. Avoir déjà, de son vivant, car c'est bien là le plus important, des témoignages d'amour et d'amitié, de la part de nos anciens élèves par exemple, c'est déjà formidable.  Recevoir de son vivant des signes d'"amirosité" comme dit une "amireuse" qui me remercie d'exister, qui se dit  heureuse d'avoir croisé mon chemin, c'est cela le paradis. Il n'y en a pas d'autre. Il n'y a que cette vie. Il s'agit d'en faire, à sa mesure, une manière d'oeuvre d'art. Modestement. Ambitieusement.

 

Merci Michel Debray.

Fred Bourgeade

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